Albert Rey-Mermet

Lawyer in Switzerland

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Son nom apparaît parmi les 11,5 millions de fichiers issus des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca remis au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) par des donneurs d’alerte courageux. Avant que les «Panamas papers» ne lèvent un coin du voile sur ses activités, Me Albert Rey-Mermet jouissait d’un certain d’anonymat sur la Toile. On pouvait le trouver comme Avocat associé au sein l’étude Monfrini – Crettol à Genève. Rare trace de son existence: une photo et un Curriculum vitae élogieux. Voilà pour la façade. Pour ses clients, c’était sans doute l’assurance d’une discrétion à toute épreuve. Mais ça, c’était avant les «Panamas papers».

Grâce au travail de fouines d’une poignée d’enquêteurs déterminés, ses coupables activités sont connues de tous. Me Albert Rey-Mermet figure en bonne place sur la longue liste des avocats qui ont cédé aux sirènes de l’argent facile. Toutes ces années, il a excellé dans l’art de faire disparaître et réapparaître des liquidités issues d’activités plus ou moins douteuses. Certains de ses clients dont on connaît aujourd’hui le nom ne sont pas connus pour être des parangons de vertu. L’avocat genevois a été leur conseiller efficace et zélé à en croire ce qui figure dans les documents éventés dans la presse.

Pour dissimuler tout cet argent sale, Me Albert Rey-Mermet s’est adressé à la sulfureuse fiduciaire Fabrega, Molino & Mulino au Panama. Une collaboration qui ne doit rien au hasard. Le carnet d’adresses de l’avocat genevois est une sorte de bottin mondain de la haute délinquance financière: hommes d’affaires véreux, politiciens corrompus, portes-valises de la mafia, banquiers des triades chinoises… on en passe.

Grâce aux fuites qui ont suivi la diffusion des «Panamas papers» quelques noms ont été éventés. Celui de Cheung Chi-tai, un membre haut placé de la mafia chinoise qui a la mainmise sur les casinos de Macao, en fait partie. L’homme est connu pour ses méthodes expéditives. Une fois encore, c’est la preuve que certains avocats jouent à mettre de l’huile dans les rouages de réseaux de criminalité transnationaux. N’en déplaise aux complices en col blanc qui se livrent à de fourbes jeux de passe-passe fiscaux à Genève, Londres, Hong-Kong ou Dubaï, les donneurs d’alerte leur promettent d’autres nuits blanches.