Dimitri Pavlovitch

Beirut, Beyrouth, Lebanon

C’est dit que j’aurais du être un philosophe, et non une personne qui vit pour une cause qui de façon réaliste n’a pas de rapport avec moi. Je suis une victime de vengeance, de l’amour et de la misère. Je suis une personne qui croit au concept de la famille avant tout! Je vis dans une partie du monde qui est très connu, mais malheureusement oublié et mal interprété. J'ai une sœur qui s'appelle Marina et puisqu'on a grandi ensemble, on est toujours très proche. Mon oncle était assassiné il y a quelques jours et je ferais n'importe quoi pour gagner cette bataille sans fin. Dans cette partie du monde, la religion n’est pas juste une croissance, mais aussi une identité dont tout le monde fait partie. Chaque jour, nous recevons d’autres raisons pour avoir peur puisqu’on ne peut faire confiance à personne. Ils restent juste ceux qui ont toujours été là depuis le début. La haine est quelque chose qu’on apprit dès qu’un jeune âge, parce qu’il y a toujours quelqu’un qui meurt pour une raison non justifiée. Tout le monde connait le sentiment de perdre un ami ou un membre de leur famille et de cette manière là, nous partageons tous une blessure, une douleur, qui est si vif que nous devrions être en mesure de comprendre les autres, mais nous ne le faisons pas. La bataille est entre des sectes, des clans et des familles qui ont eu lieu pendant des siècles. Je ne sais pas si vous avez réalisé mais quand les Arabes se rencontrent, ils demandent toujours le nom d’autre personne, parce que s’il y a eu quelques querelles préalables entre les deux familles, alors que c'est un moyen par lequel deux personnes qui ne se connaissaient pas auparavant pourrait se méfier, ou la haine pourrait être créé même. C'est vraiment dommage, car nous sommes tous fiers de notre beau pays, et nous nous battrions pour notre pays, mais il ne peut y avoir aucune confiance. Nous avons tous grandi dans des différents systèmes de croyances, et nous ne pouvons jamais être d'accord. Nous tenons aux combats qui se transmettent de nos pères et grands pères, et si nous les refusons, nous n'avons plus de place dans notre famille. Nous vivons ensemble, mais séparés. Nous aimons notre pays pour tous ses défauts et ses imperfections. Et donc, il y a toujours une cause à défendre, et une raison de vivre. Pour protéger ceux et celles que nous aimons contre ceux et celles qui nous ne laissent pas. Vive le Liban!