Guillet Emilie
Commoners in Blois
Guillet Emilie
Commoners in Blois
Engagée, je m’implique depuis 15 ans à élaborer des espaces communs. En faisant le pont entre développement durable (durabiliste), processus d’apprentissage (solidariste) et modèles open-source (libriste), j’ai su acquérir une réputation d’ensemblière.
La première partie de ma vie a été marquée par l’acceptation d’une maladie invasive et ses conséquences. À l’âge de 17 ans, année de mon baccalauréat, année de la reconstruction de mes membres inférieurs, j’ai écrit une première « systématisation d’expériences » revenant sur ma situation.
J’ai ensuite mis les pieds dans les cercles du militantisme pour le droit au logement, participé à l’ouverture de "squats" communautaires – aujourd’hui plus connus au travers de la sémantique Tiers-Lieu, soutenu l'élan de projets sociaux et artistiques, en plus de suivre des études de chimie théorique (niveau L3) et de devoir vivre de petits boulots alimentaires. Mon corps ne pouvait pas tenir ce rythme. J’ai quitté l’université en 2012 pour me consacrer à mes idéaux, avec la confiance que les conditions de mon apprentissage étaient réunies au sein des lieux de sociabilitéque j’animais.
En 2017, je suis entrée dans une approche plus internationale de l’innovation sociale : j’ai fondé l’écovillage Nha San Project - anciennement Xom Bac Cau (à Hà Nội, Vietnam), une recherche ouverte avec des équipes interdisciplinaires du Global Ecovillage Network. De retour en France depuis la crise Covid, je contribue auprès de tout type d’acteurs des communs, qui œuvrent pour les droits culturels/communs dans notre société : je suis amenée à soutenir des élus comme des bénéficiaires de minima sociaux autour des créations de Tiers-Lieux, ce qui m’a souvent amené à faciliter des concertations d’acteurs diverses autour de dispositifs stratégiques (tel que TZCLD par exemple). J’ai également été missionnée sur l’écriture d’une approche répondant aux impératifs de mise en œuvre de coopérations économiques à l'échelle régionale.
Plus important encore, mon objectif est d’aider les gens en tant qu’intendante, œuvrer à la source des vulnérabilités vécues. Mon but est d’avoir un impact en incarnant, en soutenant les individus et les organisations à élaborer eux-mêmes les réponses adaptées: favoriser les innovations par la capacitation, le retour à une vision de l’économie comme un art de gestion d’un « foyer » - notre territoire étant notre foyer.