Mannaz Ganji

Ses images minimalistes s’enroulent dans leur silence, un instant figé où l’imagination explore les contours de formes et lumières inattendues. Elle est timide quand elle travaille et donc permet aux autres de préserver leur intimité. Peu de personnes figurent dans le champ de ses photos, malgré le fait d’avoir comme cadre Paris, New-York, et Pékin.

En fait, elle n’espionne que les villes elles-mêmes, leurs statues et leurs fleuves, discrètement leur subtilisant secrets de la pierre et du ciel. Ces images mélancoliques et grenées font écho à la nature introspective de ses photos. De longues flâneries parlent à la profondeur du sentiments, aux capacités d’observation.

Rien n’est mis en place, rien n’est manipulé ; vous avez ce que l’œil n’a pas eu.

-- Ralph Schoolcraft